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 Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban

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MessageSujet: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptySam 9 Jan 2010 - 18:00

    En acceptant de travailler à la JRM comme intérimaire, Ho Jin devait faire face à toutes sortes de situations. Il devait être disponible à n’importe quel moment et laisser tomber ce qu’il était en train de faire pour aider. En général, les corvées qu’il exécutait était simples : apporter des costumes, ranger des salles, les nettoyer, faire circuler des informations ou encore remettre le courrier aux personnes concernées…seulement parfois, il était bien obligé de retrousser ses manches pour s’attaquer à des tâches moins plaisantes. Du genre ? Monsieur Pipi ou comment devenir un pro du récurage de toilettes. Des gants en caoutchouc rose de la taille d’un éléphant, un bandeau tout aussi kitsch et un tablier couineur en plastique sont un minimum syndical. Fermer la porte en priant que personne ne manque le panneau indiquant qu’on est en train de nettoyer est davantage une question de survie…Il n’osait imaginer qu’on le retrouve accoutré de cette manière. Il venait de faire les miroirs ainsi que les éviers et entamait à présent les cabines. Y’a pas à dire…on reproche aux hommes de ne pas se laver les mains, mais les femmes sont loin d’être parfaites niveau hygiène ! Il vidait les poubelles en poussant des jurons avant de saisir ses produits d’entretien pour en asperger la cuvette et les parois. Il savait pertinemment qu’on abusait de sa docilité mais ne pouvait pas se plaindre. De tous les jobs qu’il avait eu jusqu’à présent, c’était celui pour lequel il était le mieux payé. Aussi, indiquer au monde extérieur qu’on travaillait à la JRM, c’était 100% positif. S’il s’inventait une vie ? Qui ne le ferait pas ! ^^ Après tout, il côtoyait bon nombre de célébrités, même si celles-ci ignoraient jusqu’à son existence : du moment que les autres ne le savaient pas, c’était tout bénef pour lui…surtout avec les filles.

    Niveau hypocrisie et mensonges, il en tenait toujours une couche. A 27 ans, il ne pouvait pas avouer à celle qu’il voulait conquérir qu’il ne possédait ni argent, ni famille et un job sur la tangente. Il n’avait rien pour lui, excepté quelques qualités éparses qu’on ne constate pas franchement au premier abord. Pour autant, il ne considérait pas sa vie comme fichue, triste ou désespérante. Il appréciait des petites choses, des gestes ou paroles qui avaient le don de le mettre de bonne humeur…ce qui n’était pas le cas aujourd’hui. Des talons hauts en approche le tirèrent de sa rêverie en l’obligeant à se cacher dans l’une des cabines. Il s’empressa de fermer le verrou et retint sa respiration. Deux jeunes femmes avaient besoin de se repoudrer tout en parlant des derniers commérages : qui avait couché avec qui, qui avait trompé qui, qui s’était pris un râteau par qui etc…En les écoutant, il se disait qu’il avait beaucoup de chance de ne pas se retrouver avec elle toute la journée. S’il avait pu, il se serait volontiers foutu de sa pomme. Il regardait ses mains gantées en songeant que quelques bouteilles de soju en sortant du travail ne lui feraient pas de mal. Elles sortirent après quelques minutes qui lui parurent interminables et il poursuivit sa tâche sans rouvrir la porte : on ne sait jamais ! Il essayait d’être plus rapide, certain qu’il n’aurait pas la chance de s’enfermer dans une cabine la prochaine fois. Et une de plus ! Il ne lui restait plus que les deux suivantes et c’en serait terminé…si le verrou voulait bien s’ouvrir.



    * Bah, avec les gants, tu m’étonnes que ça ne fonctionne pas ! *



    * Sans les gants aussi ?! *

    Il grimaçait en tentant de forcer ce stupide loquet à deux sous qui était en train d’assombrir sa journée déjà suffisamment noir. Quelle idée de s’enfermer sans vérifier au préalable s’il n’y avait aucun problème avec le verrou ! Ce n’était pas comme s’il pouvait compter sur quelqu’un, personne n’était en mesure de dire qui il était ! Il devrait attendre qu'un individu, qu’une femme qui plus est, ait une envie pressante pour pouvoir sortir ?! Il serait certain d’avoir par la suite la réputation du type qui récurait les toilettes et s’est retrouvé enfermé ! Jamais de la vie ! Ho Jin n’avait rien pour lui alors une humiliation pareille…C’était pas bien compliqué de fermer la cuvette, grimper dessus et basculer au-dessus de la porte ! Une cascade pas franchement périlleuse en somme. Il referma le couvercle et monta dessus, sachant pertinemment qu’il pourrait céder à tout moment. Il fallait faire vite ! Il retira rapidement ses gants et les balança au-dessus de la porte, faisant de même avec son tablier. Il enjamba la porte, un sourire déjà triomphant sur le visage, lorsque celle des toilettes s’ouvrit. Il ne prit pas la peine de regarder de qui il s’agissait qu’il tomba à la renverse du mauvais côté : retour à la case départ. Il poussa un juron, sentant sa cheville et son dos le lancer comme pas permis et l’inconnue qui avait du le remarquer…Y’a des jours sans !


Dernière édition par Kang Ho Jin le Dim 10 Jan 2010 - 22:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyDim 10 Jan 2010 - 8:52

    Aujourd'hui, Kiriyama Ban était énervée. Les mauvaises langues diraient que ça ne changeait pas de l'ordinaire, mais un certain nombre d'évènements avait fait que quand elle avait débarqué aux toilettes de la JRM, elle aurait pu passer sa colère d'une telle façon que n'importe quel catcheur digne de ce nom en aurait verdi de jalousie. Oui oui, rien que ça.
    Tout avait commencé lorsque sa mère, comme elle avait dû le faire un million de fois auparavant, l'avait attrapée au réveil pour lui sortir son speech sur le mariage, avançant l'hypothèse Tae Min pour la première fois depuis le lycée, ressortant un dossier que Ban aurait préféré voir enterré à tout jamais. Parce qu'il était beau, riche, et un parfait parti pour une pauvre fille telle qu'elle, rien à voir avec les ex qu'elle s'était coltinée jusque là. L'entendre parler de Joong Shi, qui avait occupé une place franchement importante pour elle, dans ses termes, et après un réveil difficile, l'avait étrangement mise de mauvaise humeur, et elle avait claqué rapidement la porte pour aller travailler, pour une fois pressée de se retrouver dans les locaux de Yeouido.

    Comme d'habitude, Tae Min avait presque accouru pour lui balancer sa connerie matinale, ayant en retour droit au regard blasé de la demoiselle, qui, café en main, tentait tant bien que mal de se réveiller proprement. Au moins lui était dans un bon jour, au vu de son sourire chieur habituel. Hey, comment ça, ça lui avait presque mis du baume au coeur ?
    Puis il y avait eu l'épisode Suzzie, qui, si elle n'insupportait pas trop Kiriyama au début, avait radicalement chuté dans son estime par la suite, basculant même dans sa liste noire. La blonde s'était empressée de raconter à l'entièreté de sa « bande » -des collègues féminines du genre à baver devant l'autre imbécile- stagnant devant la machine à café, qu'enfin, elle avait couché avec le patron, avant de lancer un regard appuyé à la japonaise, qui n'avait rien manqué de la conversation.
    … Mais quelle pétasse celle-là =.=
    Depuis toujours, elle avait eu une véritable aversion pour les pouffes, mais celles que se faisait son ancien camarade de lycée l'irritaient autrement plus ; alors elle avait littéralement broyé son gobelet, et l'avait balancé violemment dans la poubelle, avant de tourner les talons et de retourner travailler, se disant que, décidément, Tae Min était un con.

    Puis ils avaient atterris à la JRM, parce qu'il y avait contrat à signer, et bénéfices d'enfer à la clé. Les grands gourous de l'entreprise l'avaient apparemment prise pour une esclave, et elle se retrouva à servir le thé -ne lui manquait plus que la panoplie de la parfaite geisha =.=- au lieu d'assister, comme prévu, l'autre imbécile. C'était à se demander à quoi avait bien pu lui servir quatre ans de brillantes études.
    Enfin, elle avait eu droit de s'échapper un court instant, et avait filé aux toilettes non pas pour se refaire une beauté, mais plus histoire de se passer de l'eau sur le visage, et de se relaxer un minimum. Aussi, quand elle entra chez les femmes, et aperçut un parfait inconnu en train d'escalader la porte des cabinets, elle poussa un soupir exaspéré, trop irritée pour être surprise par une telle présence. Et puis, c'était pas le mec du ménage, à cause des gants et du tablier, là ? Pas de quoi baliser au final.

    Sans vraiment réaliser que le pauvre bonhomme était coincé, un mal de crâne commençant à se faire sentir, elle se dirigea vers les lavabos sans plus se soucier de Concita, resta quelques secondes à se regarder dans le miroir, et finit par se passer un peu d'eau sur le visage, sentant que ses souffrances du jour n'étaient pas terminées.
    Elle avait fini par se retourner, mains posées sur le bord du lavabo, yeux rivés sur l'uniforme flamboyant qui gisait à terre, paraissant se rappeler alors de la présence de Monsieur. Pourquoi n'avait-il pas pris la porte comme tout le monde ?

    « Vous êtes coincé peut-être ? »

    Dis, tu peux pas aller lui ouvrir au lieu de rester là à regarder la porte ?
    Trop blasée, trop fatiguée, trop exaspérée pour se soucier du sort d'autrui. Et puis, elle faisait au moins l'effort de savoir s'il était vraiment enfermé là-dedans, et de... Ramasser ses affaires pour les lui balancer par dessus ? o.o

    « J'crois que ça vous appartient ! »

    Ban !
    Quoi ? Il l'énervait =.=
    Mais il t'a rien fait, si ?
    Si, ça devait sûrement être un con pour rester enfermé dans les toilettes pour femme =.= Et oui, ok, elle admettait décharger beaucoup de sa rancoeur sur le pauvre inconnu, apparemment cible du moment, mais hey, elle avait le besoin de passer sa colère sur quelqu'un, là de suite. Et ce type l'énervait =.=
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MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyDim 10 Jan 2010 - 11:42

    Dans sa chute vertigineusement ridicule, Ho Jin avait eu beaucoup de chance de ne pas tomber tête la première sur la cuvette des toilettes. Il avait du se fouler la cheville et se mordit la lèvre pour s’empêcher de parler. Il s’assit sur le battant des toilettes, entendant l’eau de l’évier couler de l’autre côté de la porte. La nouvelle arrivante n’avait même pas pris la peine de lui demander quoique ce soit : ni pourquoi il était ici, ni ce qu’il y fabriquait ou encore pour quelle raison il avait tenté de s’extirper d’une cabine en grimpant sur la porte. Il passa ses mains sur son visage et en profita pour arracher le bandeau en le jetant au sol. Au bout de quelques minutes, la jeune femme sembla s’adresser à lui en demandant s’il était coincé. Il se redressa, espérant peut-être, maintenant qu’elle avait remarqué sa présence, qu’elle lui vienne en aide. Il ne dit rien cependant, écoutant simplement le bruit de ses pas arriver dans sa direction. Une bouffée de reconnaissance l’envahit…jusqu’à ce que ses affaires lui soient retournées par-dessus la porte. Rencontrer des gens antipathiques, froids et cinglants, c’était son quotidien. Leur méchanceté gratuite, il connaissait aussi. Mais jamais à son encontre, pour la simple et bonne raison qu’il n’y avait jamais eu d’occasion pour cela. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles : comme si une humiliation de ce genre ne suffisait pas, il avait fallu qu’elle manifeste ouvertement son indifférence en balançant ses outils de travail. De la…considération ? Mais il s’attendait à quoi ! Ces gens-là avaient tout pour eux, pourquoi se soucier des autres ?

    " YA ! Espèce de gourde mal élevée ! Tu ferais mieux d’aller chercher quelqu’un au plus vite avant que je ne te rende la monnaie de ta pièce ! "

    Si seulement il avait pu...Cracher son venin sur une parfaite inconnue qui appartenait au monde qu’il détestait, il en rêvait depuis longtemps. Qu’il n’ait jamais eu le cran de le faire le mettait hors de lui, parce qu’il préférait ravaler sa fierté pour pouvoir vivre décemment. Ceux-là ne connaissaient ni la faim, ni la peur de se faire exclure d’un studio minable. Tout ça, c’était derrière lui et ce grâce à son job ici. Il n’avait pas le choix et préférait essuyer des insultes plutôt que de retrouver sa vie passée. Mais parfois, très rarement en fait, il se sentait incapable d’en supporter davantage : pareil à une cocotte minute sur le point d’exploser, il avait besoin de libérer ses pensées et de laisser les mots franchir ses lèvres…Ce ne serait pas le cas aujourd’hui. Rapport de force oblige ! Il était blessé, coincé dans un cabinet de toilettes pour dame et elle, libre de ses mouvements et apparemment en pleine forme. N’importe qui aurait deviné qu’Ho Jin avait plutôt intérêt à tenir sa langue. Il n’était plus en mesure de passer par-dessus la porte, sa cheville le lançant toujours plus. Il allait devoir dialoguer à travers la porte, en espérant qu’elle ne prenne pas la poudre d’escampette et le laisse en plan, ce qui était très probable.

    " Excusez-moi…Je suis désolé de vous importuner mais…J’aurais vraiment besoin d’aide. Le verrou refuse de céder et je ne peux pas passer au-dessus de la porte. En entrant, vous m’avez surpris et je crois que je me suis foulé la cheville en tombant… "

    Comme si elle en avait quelque chose à faire ! Pauvre petit homme de ménage pas fichu d’être prudent ou de réaliser son travail correctement. Si même lui, au plus bas de l’échelle, n’était pas en mesure d’exécuter ses tâches sans bavure, qu’en était-il du reste de la compagnie ? Quelle image ! Pour le moment, il s’en foutait royalement et essayait de trouver de quoi appâter la bestiole.

    " Je me doute que vous avez autre chose à faire mais cela ne prendra que quelques minutes…Un service que je rembourserai, naturellement. "

    * Une dette ?! Nan mais oh, tu pousses pas un peu pour le coup ? Tout ça pour pouvoir sortir des chiottes ! Je rêve… *

    Il ne voyait pas d’autre moyen. Même si ce n’était pas une question d’argent, tout le monde avait besoin, à un moment donné, d’une personne susceptible d’aider sans porter de jugement ni poser de questions stupides. Ho Jin serait ce type, pour peu qu’elle veuille bien accepter son marché.
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Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban Vide
MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyMer 13 Jan 2010 - 14:26

    Oui, Ban aurait pu se montrer plus gentille. D'ailleurs, nul doute que si elle avait été dans un bon jour -ou dans un moins mauvais, en tout cas-, elle aurait été un minimum agréable avec ce pauvre agent d'entretien bêtement enfermé dans les toilettes pour femmes, et aurait même pu, avec un peu de chance, sympathiser avec lui, de par une condition d'esclaves commune. Et non, on n'y va pas un peu fort en comparant le nettoyage des sanitaires avec l'assistante personnelle de Tae Min x.x A la limite, elle aurait préféré être à la place de Ho Jin ? Au moins-là, on lui confierait sûrement plus de responsabilités =.=
    Ainsi donc, elle s'était brusquement revêtue de l'habit de ces garces qu'elle ne pouvait habituellement pas voir en peinture, s'acharnant injustement sur le premier venu. Mais hey, qu'est-ce qu'elle en avait à foutre ? Ce type, elle ne le reverrait jamais, et rien ne lui indiquait qu'il ne méritait pas ce genre de traitement, si ce n'était son boulot pas franchement reluisant. Mais ça se trouve, c'était un enfoiré under disguise comme tant d'autres, qui avait fait souffrir des filles comme elle au lycée, et qui continuait de leur pourrir la vie en se montrant diablement attirant =.= Et puis merde, elle était énervée, et elle aussi, elle avait le droit d'avoir des faiblesses du genre se montrer vilaine avec autrui. C'était déjà assez dur d'être infaillible au boulot, alors si elle n'avait plus le droit de se montrer humaine en dehors, elle n'allait décidément pas s'en sortir. Et pour tout dire, elle se foutait ouvertement que le job de Monsieur soit minable : elle était loin d'être l'une de ces minettes qu'elle imitait pourtant présentement à la perfection, en lui balançant ses affaires sans tact, et elle n'oubliait pas à quel point certains en bavaient dans la vie, pour avoir par le passé eut quelques soucis du genre.

    C'est alors qu'il fit l'erreur à ne pas commettre en cet instant de sérieuse tension.
    Elle avait bien entendu, ou il venait de la traiter de gourde ?
    Ses oreilles vrillèrent lorsque, effectivement, elle eut confirmation qu'elle n'avait pas rêvé. Pour qui ce connard -oui, il venait brusquement de prendre du grade x.x- se prenait-il, hein ? Remontée par la façon dont il lui avait parlé, et même si au final, ça n'était que le juste retour des choses, elle manqua d'ouvrir la porte pour lui en coller une, avant de se rappeler, la main sur la poignée et prête à en décocher une, qu'elle avait l'avantage de la liberté. Encore quelques secondes, et ça aurait été trop tard, d'autant plus qu'il l'ouvrait de nouveau.
    Fronçant les sourcils d'un air rageusement intrigué, elle écouta son brusque revirement sans broncher, avant de laisser un bref « Tst. », secouant la tête avec un sourire sarcastique. Elle avait toujours détesté plus que tout les gens manquant profondément d'honnêteté, en plus de retourner leur chemise comme des...
    Hey, au fait, il venait de lui proposer un deal ? Si elle avait trouvé ça complètement con dans les premières secondes -depuis quand offrait-on un service de cette taille pour pouvoir s'échapper des toilettes ?-, elle parut soudainement se rappeler quel enfer lui faisait vivre Tae Min, à la faire courir à droite et à gauche pour des broutilles absurdes. Du genre à aller faire réparer la pauvre égratignure sur sa voiture, avant d'aller lui chercher du café à l'autre bout de la ville, et d'aller réserver un restau pour sa conquête de la soirée, tout en organisant son agenda professionnel. Et l'idée diabolique germa dans son esprit, lui faisant momentanément oublier toute cette histoire.

    Sans rien ajouter, elle arracha une feuille de papier où elle était sensée se sécher les mains, attrapa un stylo dans son sac, et écrit le tout sur le bord du lavabo assez rapidement pour que, peu de temps après, elle puisse glisser le contrat sous la porte des toilettes, accompagné de quoi écrire -ou signer, plutôt.
    On pouvait y lire qu'il s'engageait à répondre à n'importe laquelle de ses demandes qu'il fasse jour ou nuit, qu'il soit occupé ou non, sans discuter ou argumenter, pendant un mois entier. En échange de quoi, elle acceptait de lui ouvrir la porte. Elle était consciente que c'était complètement injuste, et elle se sentait au fond honteuse de l'exploiter pareillement, mais elle se devait de se montrer opportuniste si elle ne voulait pas crouler sous le boulot terrible qui allait lui tomber sur le coin du nez d'ici là.

    « Alors ? »
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Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban Vide
MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyJeu 14 Jan 2010 - 8:41

    C’était définitivement et irrémédiablement terminé. Qu’on ne vienne plus jamais lui parler d’un Dieu ou d’une quelconque puissance qui gouvernerait tous les hommes de cette planète, sans quoi il s’emporterait et deviendrait rapidement très virulent. Comment expliquer qu’une telle force s’acharne sur une personne ? Qu’avait-il bien pu faire dans ses vies précédentes pour mériter un tel châtiment ?! Etre contraint de marchander sa liberté avec une parfaite inconnue dans les toilettes de son lieu de travail, c’était insensé. Stupide. A tel point qu’il en aurait ri à se faire éclater les cordes vocales si on le lui avait rapporté ! D’ordinaire prudent et adroit, il était passé de l’autre côté en un rien de temps et payait le prix fort, à savoir une humiliation doublée d’une dette. Jamais encore il ne s’était abaissé à pareilles pratiques, pour la simple et bonne raison qu’il était capable de gérer toutes sortes de situations. Ce n’était pas pour rien qu’on l’avait engagé en tant qu’homme à tout faire ! Outre Monsieur Propre, il accumulait les fonctions de McGyver et Derrick, pour le plus grand plaisir de la Directrice. Ho Jin était un bosseur et même s’il n’avait pas toujours le cœur sur la main, il faisait son possible pour être quelqu’un de bien. Alors pourquoi lui ? Pourquoi l’obliger à être constamment confronté à des problèmes ? Les douze travaux d’Hercule, c’était de la gnognote à côté de ce qu’il avait déjà traversé ! Bon d’accord…peut-être pas si gnognote que ça mais tout de même !

    Il mordait son poing avec force, luttant pour ne pas le frapper contre la porte. Il se sentait tellement ridicule et misérable. Tout cela devait prendre fin rapidement, auquel cas il laisserait son instinct prendre le dessus et détruirait sa cage à coups de pieds. Il faudrait trouver une bonne explication quant aux dégâts que cela causerait et sa place serait probablement vacante. Il n’avait pas d’autre choix que celui d’attendre et voir ce qu’elle allait lui proposer. Attendre, voir et accepter, quoique cela puisse lui coûter.

    L’inconnue ne se fit pas prier et glissa une feuille sous la porte qu’il ramassa, décryptant aussi vite qu’il le pouvait les termes du contrat. Il écarquilla les yeux, surpris par tant d’exigences et de points à respecter. S’il avait tenu sa langue ! Quel genre de personne pouvait opiner sans broncher ? Sans doute quelqu’un d’assez stupide pour devenir esclave durant un mois en échange d’une liberté facile. Il soupira, retenant un rire nerveux et froissant le papier avant de tourner en rond - si c’était possible dans un endroit aussi confiné -. Elle ne manquait pas d’air et avait une vision très large de comment rembourser ce qu’il avait nommé service. Ouvrir une foutue porte à la con ! Par trois fois, il se cogna le front avec la paume de sa main, dents serrés et paupières closes. Gros bêta ! S’il parvenait à garder son job, sûr qu’il vérifierait le fonctionnement de chaque verrou…à moins qu’il ne cesse tout simplement de faire homme de ménage ? Avec un curriculum comme le sien, inutile de se faire du souci ! Restait à savoir s’il pouvait conserver un salaire équivalent à celui que la Directrice lui versait. Il soupira derechef, interdit et en proie au désarroi le plus complet. Pourtant, il n’y avait pas à tergiverser et il le savait pertinemment. Aussi annonça-t-il d’une voix lasse.

    " J’en dis que vous êtes intelligente et moi un parfait imbécile. Je suppose qu’il est inutile d’émettre la moindre objection ? Maintenant sortez-moi de là. "

    Sa dernière phrase se faisait plus violente, résonnant comme un ordre et il comprit son erreur. C’était plus fort que lui ! Comment pouvait-on rester placide, calme et même courtois ?! Il voulait la voir, la regarder, imprégner son image dans sa tête afin de ne jamais l’oublier. Elle serait son bourreau pour quatre semaines et il aurait tout le loisir d’en apprendre suffisamment sur elle pour lui retourner son affront. Oui, parce que tout le monde a un cadavre dans son placard et Ho Jin était plutôt doué pour les déceler…surtout lorsque la motivation était autre que l’argent. La vengeance.

    " Quoi ? Il vous faut une trace écrite peut-être ?! Je ne suis pas malhonnête et ma cheville est trop douloureuse pour que je prenne la fuite…alors ouvrez-moi. "
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Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban Vide
MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyVen 22 Jan 2010 - 15:49

    Devant la porte des toilettes, les yeux baissés, Ban avait patiemment attendu que l'inconnu ne lise les termes de son injuste contrat. Elle qui, d'ordinaire, condamnait tout ce qu'il y avait d'opportuniste dans la vie, se voyait maintenant emprunter le même chemin que tous ceux qu'elle avait un jour haïs, et manquait de se transformer en elle ne savait qu'elle tyran. Et même si elle était en colère, même si elle avait besoin de quelqu'un sur qui décharger de ses responsabilités d'esclave, ne serait-ce que pour sa santé, elle savait pertinemment n'avoir aucune excuse quant au sort qu'elle faisait subir à ce pauvre malheureux qui n'avait rien demandé. Elle le forçait à accepter une surdose de travail, en plus de son job de technicien de surface, et l'enjôlait même sous le coup d'un contrat. Se sentant soudainement moins sûre d'elle, elle avait passé une main sur son visage, pinçant les lèvres dans un signe d'hésitation qui ne trompait pas. De nombreuses fois, elle avait voulu jouer à la méchante fille, parce que c'était d'autant plus facile d'affronter les autres sur cette voie-là, et avait balancé des saloperies innommables -à Tae Min, notamment, et sans raison apparente ce fameux jour à la bibliothèque- ; le fait est que, quasi immédiatement après, elle avait regretté ses faits et gestes. Oui, elle se sentait même coupable envers Hwang =.= Alors si de simples paroles la mettaient autant mal à l'aise, il fallait s'imaginer une histoire d'esclavagisme franchement malhonnête.

    D'autant plus que, omo, le bonhomme était blessé. Réalisant peu à peu ce qui était en train de se passer, elle avait jeté un regard coupable sur la poignée. Quel être humain digne de ce nom ferait subir un tel calvaire à un mec qui en bavait sûrement déjà dans la vie ? Une garce, elle était une garce.
    … Mais de quoi aurait-elle l'air, à abandonner en plein milieu du chemin ? Le bonhomme avait l'air foutrement énervé, comme l'avait attestée la gueulante qu'il n'avait pas su retenir, et nul doute que si elle baissait les armes maintenant, il prendrait l'avantage et lui rendrait la monnaie de sa pièce. Comme quoi la fierté de la demoiselle atteignait parfois des summums d'égoïsme, balayant derechef la majorité des remords qu'elle avait éprouvé quelques secondes auparavant. Dure, il fallait qu'elle le soit si elle ne voulait pas se laisser démonter par les autres. Et même si elle faisait souffrir autrui ? Argh. Son humanité la tuait, tant dans le bien que dans le mal.

    Lorsqu'il parla de nouveau, elle l'écouta sans broncher. Il était définitivement dans une mauvaise posture, et le savait. Sa colère était d'ailleurs franchement perceptible, encore une fois ; qui n'aurait pas été en rogne après un tel retournement de situation ? Cet imbécile n'avait qu'à pas lui proposer un marché aussi alléchant. Et non, elle ne tentait pas de le culpabiliser.

    « Signez d'abord, et rendez-moi le papier. Là, on sera d'accord. »

    Parce qu'après tout, il pouvait bien l'embobiner comme tant d'autres l'avaient fait avant lui. Qu'est-ce qui lui garantissait qu'il était blessé ? … Et s'il l'était vraiment ? Elle se mordit une nouvelle fois la lèvre, avant de secouer la tête ; forte, forte, forte, forte. La faiblesse était définitivement à bannir, même si pour le coup, elle se sentait de nouveau mal. Faire souffrir les autres n'avait jamais été franchement sa tasse de thé, et pour un premier essai, c'était un peu trop violent pour se sentir irréprochablement maîtresse de la situation.
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Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban Vide
MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyJeu 28 Jan 2010 - 14:41

    Il parcourait les quelques lignes gribouillées sur un vieux morceau de papier, encore et encore, jusqu’à ce que sa sentence soit suffisamment imprégnée dans son esprit. Il n’avait pas pu lui proposer ça, il n’avait pas pu s’abaisser autant…juste pour sortir des toilettes. S’il avait eu la possibilité de se regarder dans un miroir, il ne se serait probablement pas reconnu. Etait-ce bien Kang Ho Jin ? Ce type enfermé dans un cabinet pour dames, un tablier vétuste et des gants roses à la main ? Celui-là même qui s’était juré de toujours s’en tirer la tête haute ? Parce qu’il la maintenait plutôt bien basse, en ce moment. Du genre très contrarié le bougre, en rage contre lui-même et ce monde stupide plein de préjugés, à la recherche du dernier scoop pour se moquer d’autrui. L’argent, le pouvoir, la démesure, le luxe, la puissance. Détenir ne serait-ce qu’une seule représentation de ces termes signifiait voir la vie autrement et être capable d’en finir avec cette situation burlesque en un tour de main. Celle qui se trouvait derrière cette porte devait au moins en posséder la moitié, si ce n’est tous ! Etait-ce si drôle de se jouer des autres ? Le plaisir qu’on en tirait était-il tel qu’on ne pouvait que répéter ces mauvaises actions à l’encontre des plus malchanceux ? Comme il aurait aimé lui poser la question…Alors, peut-être se serait-elle délectée de constater sa fureur ? Elle aurait sans doute enfoncé davantage cette lame dans son abdomen, avant de la tourner lentement, cruellement délicate, prenant soin de peser ses mots, de les choisir pour exprimer son propos. Il aurait été contraint de l’écouter, d’endurer cette souffrance sans l’interrompre…car tel était son châtiment pour être la dernière roue du carrosse.

    Comme il s’y attendait, elle n’en avait rien à faire d’une promesse orale. Cela ne constituait pas une preuve de sa dette, contrairement à une signature. Les toilettes devaient être l’un des rares endroits où aucune caméra n’épiait les occupants. Aussi, quoiqu’il advienne, ce serait sa parole contre la sienne et…il n’aurait aucune chance. Cette garce !

    Il soupira derechef, incapable d’agir différemment et chercha un stylo, de quoi noter. Il trouva un vieux crayon dans la poche arrière de son pantalon et inscrivit son nom avant de signer. On n’entendit que le bruit de ses traits rapides et vifs sur la feuille, avant qu’il ne la fasse glisser par en-dessous. Il attendit simplement, son poing sur le mur de droite et la tête légèrement baissée, prêt à la relever d’une minute à l’autre lorsque la lumière se ferait sentir sur son visage. Alors il chercherait son regard, se l’accaparant pour un instant, histoire d’y sonder son bourreau. Il graverait ce visage dans sa tête de la même façon que les mots qu’elle avait écrit et ne l’oublierait pas. D’ailleurs, il devrait probablement vivre avec durant quatre longues semaines, n’est-ce pas ? Seulement quatre semaines ? C’était bien plus que ça…Parce que Kang Ho Jin ne subit pas une humiliation en la laissant simplement passer. Non…Il la subit, l’encaisse et redoublera d’effort pour faire comprendre son erreur à celle qui venait de l’obliger à signer un mois d’esclavage.
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MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyJeu 18 Fév 2010 - 12:52

    D'un revers de la main, Ban balaya pour la dernière fois tous ses doutes, fronçant les sourcils pour se donner plus de conviction : elle venait de franchir, avec ses dernières paroles, un point de non-retour qu'elle n'aurait pu, de quelque manière que ce soit, effacer ou même ignorer. De quoi aurait-elle l'air si, brusquement, elle pliait l'échine devant son esclave personnel, hein ? Pour sûr qu'au vu de la façon dont il lui avait parlé, il sauterait sûrement sur l'occasion pour retourner la situation à son avantage. Et ça, c'était bien la dernière chose dont elle avait besoin. Larbin ou emmerdeur, le choix était au final plutôt évident, surtout quand on avait déjà à dealer avec des ennuis de taille. Et par ennuis, comprendre bien entendu Hwang Tae Min.
    Oui, bon, on arrête de parler de lui toutes les trois minutes, et on garde ça pour l'autre topic. Même si tout le monde savait que pour Ban, son patron, c'était un peu...
    Oui bon, on enchaine ou quoi ? è.é C'est qu'on a un emploi du temps très strict à répéter, nous !

    Le temps que l'inconnu ne finisse par signer le bout de papier, la demoiselle s'était retournée vers le miroir géant des toilettes, s'adossant légèrement à la porte de ce qui était sûrement devenu pour son vis-à-vis une véritable prison. Et dire qu'il était blessé... Elle eut un léger soupir, mais ne retomba cette fois pas dans le fossé de la culpabilité, constatant simplement ce qu'elle était en train de faire. On devait sûrement se demander ce qu'elle faisait depuis ce qui était, dans l'entreprise Hwang, de très longues minutes, particulièrement quant une réunion importante se tenait dans des locaux étrangers. Bah, la porteuse de thé avait bien le droit à une mini-pause, non ? Et puis s'ils n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à prendre du café tiens =.=
    Se retournant vers les toilettes, l'épaule appuyé contre l'encadrement, elle baissa les yeux vers le sol, croisant les bras dans une mimique presque impatiente. C'est qu'il en mettait du temps, pour signer un malheureux bout de papier. Enfin, vu les implications que tout cela entendait, au final, quelques secondes de réflexion supplémentaires, ça ne serait sûrement pas de trop pour le pauvre malheureux. Dont elle ne connaissait d'ailleurs toujours pas le nom. Bah, dans tous les cas, elle aurait tout le loisir de l'apprendre en un mois.

    Enfin, elle vit passer la feuille sous la porte, et se pencha pour la saisir. Déchiffrant sans trop de difficulté son écriture, elle y apprit finalement son patronyme, et plia le papier pour mieux le mettre dans la poche de sa veste, tout en pensant que Kang Ho Jin n'avait décidément pas eu de chance aujourd'hui.
    Un poil méfiante, elle posa la main sur la poignée, et sentit un bref moment l'adrénaline se faire sentir : il pouvait toujours se trouver être le pire des enfoirés, lui mettre une bonne claque et récupérer le contrat. Mais après tout, on avait rien sans rien, hein ?

    Elle n'avait pas franchement imaginé à quoi il pouvait bien ressembler, mais fut surprise comme à chaque fois qu'elle voyait une nouvelle tête : il avait l'air de tout, sauf d'un véritable con. Loin d'être moche, et l'air pas franchement méchant en plus de ça. Définitivement, blessé, aussi.
    Luttant pour ne pas laisser voir son air surpris, voire apitoyé, elle le fixa quelques secondes d'un air neutre, et finit par lui balancer, sur un ton digne des plus grandes actrices de série B :

    « Kiriyama Ban. Enchantée. »

    Avant de lâcher la poignée et de s'effacer pour le laisser passer.
    Bel image des japonais qu'elle devait sûrement lui donner, soit dit en passant.
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MessageSujet: Re: Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban   Quand tu crois qu't'as touché le fond || Kiriyama Ban EmptyDim 21 Fév 2010 - 15:06

    Il n’eut pas à attendre très longtemps pour sortir de sa cage. Un coup d’œil rapide pour vérifier qu’il venait de signer son contrat et le tour était joué. Ho Jin était sur le point d’exploser, pareil à une cocotte minute qu’on n’aurait pas suffisamment surveillé. Le mouvement de sa main sur la poignée, la porte qu’on ouvre, il percevait tout comme si son ouïe était soudainement devenue son seul sens valide. Il s’attendait à trouver une pimbêche aux longues jambes, anorexique, trop maquillée et superficielle. Au lieu de ça, il découvrit une jeune femme simple, plutôt jolie et étrangement naturelle. Oui, étrangement. Parce que dans le monde qui est le sien, aucune femme n’est naturelle. Elles sont toutes refaites, masquées par des tonnes couleurs, poudre, fard et bien d’autres fanfreluches extravagantes. Ils se toisèrent quelques secondes, se rencontrant vraiment pour la première fois. Elle se présenta à lui et s’écarta, le laissant abandonner sa cabine. Il revint rapidement à lui après cette vision angélique, sa cheville le lançant toujours plus fort. Il ne prit pas la peine de répondre immédiatement, se dirigeant vers les lavabos pour rincer ses mains et s’asperger abondement d’eau glacée. Elle avait beau être jolie, elle n’avait pas hésité une seule seconde pour lui proposer un marché injuste, profitant de ses multiples faiblesses pour en tirer ce qu’elle voulait. Il ne devait pas se faire d’illusions, elle n’avait pas fait ça juste pour s’amuser : il serait réellement son esclave un mois durant.

    Il se redressa et la regarda dans le miroir. Elle devait être sacrément douée comme actrice : qui aurait pu prendre cet agneau pour une bête plus féroce encore qu’un loup ? Il se retourna pour lui faire face et s’assit sur le rebord des lavabos, histoire de reposer sa cheville blessée.

    " Inutile de vous forcer à rester courtoise. Je suis habitué à ce qu’on me dénigre…ce qui va faciliter les choses. "

    Ho Jin la toisa froidement, l’air mauvais et encore un peu sonné parce qu’il venait de faire. Il détourna les yeux au bout d’une longue minute et poursuivit.

    " Que ce soit bien clair dans votre esprit : j’ai signé ce fichu bout de papier à valeur de contrat et je respecterai mon engagement dans la limite du possible, soit en dehors de mes heures de travail. Je ne tiens pas à me faire renvoyer parce que j’aurais abandonné mon poste pour passer prendre vos tenues de gala au pressing. "

    Bien sûr qu’il n’avait aucune idée de qui était son patron, ni même que les tâches qu’il allait devoir réaliser se rapportaient directement à lui et non à Mademoiselle Kiriyama. Qu’est-ce qu’une poupée pourrait bien le demander de faire ? Réparer la plomberie ? Mettre de nouvelles ampoules aux lustres de son intérieur ? Faire toiletter son précieux Mister Jingle ?! Il devait se préparer à tout ou presque et ne se connaissait pas encore de limites. Il avait toujours été un employé consciencieux et honnête, sans jamais plier sous le poids du travail. Peut-être parce qu’il savait qu’au bout du tunnel se trouvait une rémunération ?! En l’occurrence, il ne toucherait pas même un centime mais ne devrait pas s’exécuter gross-modo pour autant. Elle serait capable de modifier son contrat pour l’étendre à trois mois supplémentaires pour fautes professionnelles…Il devrait encaisser et se réconforter auprès de sa meilleure amie Soju en rentrant.

    " Vous n’en avez certainement rien à faire de ma vie, ni même de mon emploi, mais c’est important pour moi et ça vaut bien une humiliation de plus…Alors c’est à prendre ou à prendre. "

    Même blessé, il était plus fort qu’elle, à n’en pas douter. Elle semblait frêle, pas vraiment abonnée aux salles sportives et il aurait très bien pu la menacer. Pour faire quoi ? Se retrouver au poste pour agression ?! Sans façon…Il avait d’autres préoccupations à l’heure actuelle…comme par exemple connaître exactement en quoi consisterait son mois de soumission.

    SUJET ABANDONNE
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